18 juin 2012

FROZEN ART

La Galerie du Platane hors les murs propose une exposition internationale d'Art Contemporain en chambres froides
du 30 juin 15:00 au 1er juillet 18:00
vernissage le 30 juin 18:00
chemin du petit claux
Barbentane
localisation GPS: 43° 54' 41" N,  4° 47' 7" E

accès libre
06 12 04 78 79





11 juin 2012

BLOOMSDAY

lectures de James Joyce le 16 juin à 16:30, 
avec performance de Susanna Lehtinen
puis à la petite libraire des Champs  18:30
avec la fildeferiste Marie Anne Kergoët et le contrebassiste Vincent Bauza


"O and the sea the sea crimson sometimes like fire and the glorious sunsets and the figtrees in the Alameda gardens yes and all the queer little streets and the pink and blue and yellow houses and the rosegardens and the jessamine and geraniums and cactuses and Gibraltar as a girl where I was a flower of the mountain yes when I put the rose in my hair like the Andalusian girls used or shall I wear a red yes and how he kissed me under the Moorish wall and I thought well as well him as another and I asked him with my eyes to ask again yes and the he asked me would i yes to say yes my mountain flower and first I put my arms around him yes and drew him down to me so he could feel my breasts all perfume yes and his heart was going like mad and yes I said yes I will Yes."

8 mai 2012

LES ARMES SECRETES/THIBAULT FRANC

Exposition jusqu'au 1er juin
visites sur rendez vous, 06 12 04 78 79





"Je parlerai donc de la peinture, de la peinture de guerre. Elle est d'abord camouflage ou provocation, livrée animale, pour disparaître ou menacer. Elle signifie comme une peau prolongement, qui n'a besoin que d'un afflux sanguin, que d'une vive impression pour modifier ses pigments, à la manière des seiches. En est, dans la guerre, la ressource la plus naturelle, celle de la boue rouge  qui s'étale, celle du plan de bataille esquissé à l'aide d'un bâton, des quelques lignes qui suggèrent le relief, les bastions, les passages à gué. L'artiste guerrier s'empare ainsi de ce qui lui tombe sous la main, jusqu’à cette poignée de sable jetée dans les yeux de son adversaire.
La peinture, qui recouvre toujours autre chose, est un excellent camouflage, qui permet de s'approcher très prés de n'importe quel groupe humain, de l'infiltrer, en somme, par les yeux. Elle procure au singe querelleur une sensation proche de celle engendrée par la peau des fruits, des informations inconscientes sur l'état de mûrissement intérieur; la peinture de guerre fonctionne alors comme un ensemble de pelures captivantes, un appât, tandis que d'autres techniques plus spectaculaires suscitent méfiance et rejet.
On le voit, la guerre de l'art n'est pas une guerre noble. C'est une guerre de pillards qui n'hésitent pas à faire main basse sur toute ressource bonne à prendre. Loin de se présenter sous forme de concepts étincelants et de produits de marque bien identifiés, sans mélange, elle fait passer de main en main les fragments d'un matériel rouillé, bosselé, ayant bien servi, accouplés à des pièces de cuisine et à des outils agricoles. L'artiste est alors ce douteux bâtard, vétéran couturé de nombreuses batailles, accoutumé à la réalité du terrain, et à une guerre de mouvement où on ne peut fixer d'autorité une place définitive à chaque chose, contrairement à ce que voudrait le système capitaliste, qui promeut l'idée du risque, mais veut endiguer les fleuves dans leur lit, les espèces dans leurs réserves, les artistes dans leurs marchés."
Thibault Franc, 2012


24 mars 2012

EXHAURE/FLORENCE&ANNE PONS



(action d'évacuer les eaux drainées dans une mine ou une carrière)
Vernissage Samedi 31 mars 18:30
lecture le soir du vernissage
puis visites sur rendez vous au 06 12 04 78 79
jusqu'aù 15 avril



Florence Mirol est plasticienne, son travail s’articule autour de différents médiums tel que le collage, la photographie, la vidéo, la peinture. Souterraine à toutes ces pratiques revendiquées, l’écriture poétique est une permanence. 
La peau du monde à fleur de peau : les apparences et les images, photographiques ou pas, qu’elle récolte systématiquement ou recueille sur le moment, elle les utilise et reconstitue par assemblage un épiderme, en quelque sorte. Il est passage sensible, échange respiratoire. Il est aussi le capteur du monde, celui qui nous entoure et celui qui est en nous et le travail de Florence Mirol joue alors de l’altération, la fragmentation, la dissémination (des images, des apparences, des surfaces, etc...). C’est peut-être là l’enjeu de tout travail.

Egalement poète, elle a publié des textes, notamment dans le magazine Tract, numéros : 1, 2, 3 (1999/2000). 
Rédaction et articles sur Voix off : le plus petit cahier du cinéma (1998).
Œuvre : 
• Valise, livre d’artiste et gravures, 1997, à compte d’auteur 20 exemplaires numérotés.
• Kill the noise, 2000, à compte d’auteur.
• My so, 2000, à compte d’auteur.
• L’Isoloir, 2000/2001, à compte d’auteur.



Anne Pons vit et travaille à Nîmes. Etudes  et diplôme à l’école de Nîmes.  Peinture, dessin et collage et depuis peu, des formes constituées de différents matériaux constituent la base de sa pratique:
"Simples surfaces de peinture (dessus ou dessous), colorées, béance des tombes ouvertes ou des crânes renversés dans les dessins archéologiques, plis des Gorges du gardon, jeux de rapprochement et de collage, écart, lignes éparses, formes sans queue ni tête mais tant bien aussi têtes et queues. Il y a 4 ans, aménager mon nouvel atelier, ça m’a surpris à considérer 20 ans de travail : des formes plurielles, des récurrences, des singletons, du laborieux, du nécessaire, du décousu… Desquels m’apparaissent comme les témoins de l’arpentage d’un espace entre deux, du fond, du vide… Cependant, paysage et peinture nous convoquent, engagent tous deux le corps dans une expérience qui éprouve notre capacité à être là, à porter une attention qui élargit l’espace, le plie, le déplie. Dans l’espace du paysage tout comme dans celui de la peinture, le sens n’apparaît pas, mais le vide agit pour donner une impulsion au mouvement. Il y a une avancée et une étendue. Marcher, dessiner, recouvrir, découvrir, constituer des surfaces.
Le discours n'a pas lieu. Notre espace naturel est désormais et à différents titres, consigné, et rétréci du simple fait d'être répertorié, complètement inventorié.
Terrible perte. Mais sa liaison intime à l'espace peint et au dessin, l'émancipe de cette consigne, et pour moi, dans cette combinaison, casse gueule, plus ou moins consistante, dans ce tiraillement de mes jours, il y a, autre échappée, une matrice.
"

Anne Pons 2011



11 mars 2012

FREDERIC DI MARTINO

Trés belle exposition de Frédéric Di Martino, jusqu'aù 25 Mars:
visites sur rendez vous, téléphone 06 12 04 78 79




5 févr. 2012

COLLECTIF L'AUTRE/LUDO BASTIDE/CORINNE LACUEILLE

Nous avons choisi deux jeunes artistes qui travaillent déjà en collaboration dans le collectif l’Autre. Deux artistes qui reconstituent la réalité à partir de traces, artéfacts ou autres palimpsestes d’individus, d’objets. Réécriture par la représentation pour Corinne Lacueille,  et reformulation de la perception du réel dans le travail de Ludovic Bastide. La brutalité, la cruauté, l’effroi du réel se trouvent ici sublimés par le travail de l’artiste qui rend cette réalité supportable, redonnant ainsi à l’œuvre d’art toute sa signification et sa pertinence. Visites sur rendez vous jusqu'au 19 février (06 12 04 78 79)